Qu'il vienne vite border mon lit
Mais soudain, toi mon vieil ami
Dans ma tete tu as ressurgi
Ce souvenir me fait mal au bide
Car je vais bientot mourir sans ride
J'ai trop voulu me faire du bien
Je m'injecte ce sale poison divin
Et si je me detruis petit a petit
Moi je n'empoisonne pas leur vie
J'aurais pu choisir des blesser
Comme les reves qu'ils m'ont voler
Je voyais un monde noir et lourd
Il y avait du gris dans l'amour
Et puis la societe m'etouffait
Je n'y croisais que des coeurs rouilles
Les Hommes n'aiment que du dehors
Ils ne jugent que par les noms, a tort
Les autres ne sont pas tous comme toi
En fait, la vie les tient tellement froids
Ils ne vivent pas comme ils le disent
Leur amour d'eux-meme les grise
Ils ne cherchent pas a compendre
Et refusent encore plus d'entendre
Le bonheur ne tient a rien parfois
Mais ils trichent tous avec cela
C'est ainsi qu'ils m'ont fait du mal
Je me shoote pour faire la malle
Je voulais juste qu'on m'aime vraiment
Meme seulement pour un court moment
Mais ici tout le monde est loin de soi
Et je me sens seule ou que je sois
Me sentir bloquee dans un coin
Et avoir besoin de partir loin
J'ai appris la vie dans la rue
Je me suis promenee ou ca pue
Or, a vingt ans nous craignons la douleur
Et la seringue appaise toutes les peurs
Le monde veut que nous soyons adultes
Que nous acceptions les coups, les insultes
Toujours errer le long d'un mur
Rappelant sans cesse les blessures
Je ne sais pas comment en parler
J'ai juste eu besoin de m'echapper
Maintenant c'est le compte a rebours
Qui egrene mes tous derniers jours
Secoures mes semblables d'urgence
Quand restera ma mort et son silence
Aide-les tous ces enfants paumes
Il faut prendre son temps pour aimer
Jure d'etre patient pour les changer
Ton coeur est tant rempli d'amitie
Surtout promets-moi de n'pas queter
Comme eux mendier dix balle pour les drogues
Ils ont le sentiment que leurs mains sont lavees
Mais leur coeur est dans leur porte- monnaie
Je sais que je peux compter sur toi
Pour etre l'ami de ceux qui ont froid
Tu apprendras a etre leur voix
A clamer les mots de leur desarroi
Ces rares instants de lucidite qu'il me reste
Me rongent comme l'aurait fait la peste
Pourquoi s'accrocher a une vieille tendresse
Qui m'ecorche, me dechire et me blesse
Allez, il faut que je me pique un peu
Pour oublier les larmes de mes yeux
Je ne veux plus avoir le moral a zero
Ca y est, je n'ai plus mal, je vole haut
L'ami, je me suicide pour rien
Mais votre avenir n'est plus le mien
Il faut reellement trop de patience
Pour vivre toute son existence .....